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Moisson de lectures printanières : un chef d’oeuvre, une pépite et un plaisir coupable

 GoodBooks – En mai, lis ce qu’il te plait !

Alors que l’été brûle d’impatience ces derniers jours, voici venu le temps de partager avec vous mes livres lus et approuvés ce printemps. Leur point commun ? L’aventure !

LECTURES MAI 2017

 

Le chardonneret Donna TarttLe Chardonneret, Donna Tartt 

Voilà des mois que ce petit chardonneret se nichait dans ma bibliothèque sans se frayer un chemin vers ma table de chevet. J’avoue, j’ai longtemps été rebutée par ses 1100 pages … Grave erreur! Car la lecture de ce grand roman à l’américaine ne vous lâche pas d’une semelle et file à toute allure! Le genre de roman rare auquel on se surprend à penser encore un mois après, tant on avait fini par s’attacher au narrateur (que deviens-tu Théo ?!). Tout commence par un drame, un secret, un tableau mais chut … je ne vous dévoile plus rien. Ce roman de haut vol a reçu en 2014 le prix Pullitzer.

La 4e de de couv : « C’est un minuscule tableau de maître. Un oiseau fascinant. Inestimable. La raison pour laquelle Theo Decker, 13 ans, s’est retrouvé en possession de ce chef d’oeuvre de l’art flamand est une longue histoire… Un hasard qui, huit ans après ce jour tragique de pluie et de cendres à New York, l’obsède toujours autant. Des salons huppés de Manhattan aux bas-fonds mafieux d’Amsterdam ou de Las Vegas, Le Chardonneret surveille l’effroyable descente aux enfers de Theo et préside à son étrange destin … »

La première phrase : « J’étais encore à Amsterdam,  lorsque j’ai rêvé de ma mère pour la première fois depuis des années. »

Editions Pocket – Vous pourrez dénicher ce Chardonneret dans votre librairie de quartier ou ici.

 

Pendant que les champs brulent Virginie Troussier

Pendant que les champs brûlent, Virginie Troussier

Je connais Virginie Troussier et je ne la connais pas. Je l’ai croisée quelques fois, dans le cadre professionnel, au détour d’une machine à café, mais jamais sur des skis ou derrière un gouvernail. Pourtant, c’est une aventurière. Et son nouveau roman (déjà son troisième !) est à son image (en tout cas celle que je perçois) : solaire, il brûle, vibre, pétille et dégage une énergie folle, communicative et entraînante. C’est un roman sensationnel, au sens où il nous fait vivre, par procuration, des sensations fortes et exaltantes. Quelle chance de pouvoir voyager depuis son canapé et partager  les escapades maritimes de Virginie et Billy, parfois dangereuses mais toujours vivifiantes! Moi qui éprouve un amour inconditionnel, voire viscéral, pour le vent (surtout quand il fait danser les arbres ou caresse ma peau), j’ai aussi beaucoup aimé la façon dont elle décrit cet élément puissant de façon si réelle qu’on le sentirait presque fouetter notre visage à chaque page (« Le vent soufflait. Le vent ravivait toujours plus fort le feu, il anéantissait toutes les frises chronologiques. Il créait des flammes en forme d’arabesques. Ce vent aimé et traqué par les âmes et les herbes folles, rien ne parvenait à corrompre son irruption discrète »).  On plonge dans ce livre par curiosité, puis on se laisse dériver au grès des pages, happée, comme en apnée, pour enfin en émerger comme vivifiée par ce souffle de liberté mais aussi contemplative et apaisée (je ne me l’explique pas). Bonne lecture et bon voyage !

 La 4e de de couv : « Biographie du risque, Pendant que les champs brûlent interroge les palpitations du cœur, l’accélération du pouls. Au fil de courts chapitres, de fragments de vie, l’ouvrage explore les symptômes, les sources et la quête de sensations. Le récit dessine un chemin entre les longues traversées en mer bretonne, la recherche de vitesse et de liberté à Tarifa, en Espagne, l’effervescence urbaine à Paris et l’opium des sommets montagneux, dans le Vercors. »

La première phrase : « La première alarme est née dans mon sommeil. Mes nuits devenaient illuminées par les incendies. »

Editions La Découvrance – Vous pourrez partir à la découverte de ces champs brûlants en vous rendant dans votre librairie de quartier ou ici.

 

le jardin de l ogre Leila Slimani

Dans le jardin de l’ogre, Leïla Slimani

Mais quel est le secret de Leila Slimani ? J’avais déjà lu Chanson Douce en 48h et voilà que j’ai dévoré son « ogre » en 24h chrono. Pourtant, il ne s’agit pas ici d’en expédier la lecture mais bien de vouloir vivre intensément à chaque page les aventures de ses personnages sans les lâcher, de peur de perdre cette intensité en la mettant entre parenthèses. Et les aventures, Adèle, l’héroïne du Jardin de l’ogre , les enchaîne à un rythme effréné mais elles l’enchaînent à leur tour dans un brûlant secret.

La 4e de de couv : « Adèle semble heureuse avec Richard, le médecin qu’elle a épousé. Pourtant, elle ne peut s’empêcher de collectionner les conquêtes. Dans le jardin de l’ogre est l’histoire d’un corps esclave de ses pulsions que rien ne rassasie. Un roman féroce et viscéral sur l’addiction sexuelle et ses implacables conséquences. »

La première phrase : « Une semaine qu’elle tient. Une semaine qu’elle n’a pas cédé. Mais cette nuit, elle en a rêvé et n’a  pas pu se rendormir. Un rêve moite, interminable, qui s’est introduit en elle comme un souffle d’air chaud. Adèle ne peut plus penser qu’à ça. »

Editions Folio – Le plus court chemin vers le jardin de l’ogre ? Votre librairie de quartier ou ici.

Published in GoodBooks GoodNews

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