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GoodBooks – Mes livres lus et approuvés du mois d’août

Hello Joligood lectrices !

Aujourd’hui, je partage avec vous ma moisson estivale de lectures et c’est un sans faute pour le mois d’août : je les ai tous beaucoup aimés ! Je ne sais pas vous, mais quand je dévore un bouquin j’ai tendance  à le corner sans m’en rendre compte. S’il a été un bon compagnon, c’est injuste mais il finit toujours un peu abîmé, c’est comme ça : qui aime bien châtie bien ! Et les plus cornés du mois d’août sont … Prières pour celles qui furent volées et Manderley Forever. Pour La vocation, c’est de la triche , je l’ai emprunté à la bibliothèque : dans ce cas, j’essaie de maîtriser un peu ma frénésie pour le rendre en bon état !

GOODBOOKS LIVRES DU MOIS D'AOUT

 

Prières pour celles qui furent volées de Jennifer Clément (éditions J’ai Lu)

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La 4e de couv : « Ladydi, 14 ans, est née dans un monde où il ne fait pas bon être une fille. Dans les montagnes du Guerrero au Mexique, les barons de la drogue règnent sans partage. Les mères doivent déguiser leurs filles en garçons ou les enlaidir pour leur éviter de tomber dans les griffes des cartels qui les « volent ». Pourtant, Ladydi et ses amies rêvent à un avenir plein de promesses, qui ne serait pas uniquement une affaire de survie. Portrait saisissant de femmes sur fond de guerre perdue d’avance, Prières pour celles qui furent volées est une histoire inoubliable d’amitié, de famille et de courage. »

La première phrase : « – Maintenant, on va te faire laide, a dit ma mère. »

Verdict : une petite merveille! Un mois après avoir fini la lecture de ce roman brûlant sur la place des filles dans une société rude et sauvage, je me surprends encore à revenir vers ces montagnes arides du Mexique et à penser au destin de la petite Ladydi.

 

 

Mémoire de fille d’Annie Ernaux (éditions Gallimard)

Memoires de filles Annie Ernaux

La 4e de couv : « J’ai voulu l’oublier cette fille. L’oublier vraiment, c’est-à-dire ne plus avoir envie d’écrire sur elle. Ne plus penser que je dois écrire sur elle, son désir, sa folie, son idiotie et son orgueil, sa faim et son sang tari. Je n’y suis jamais parvenue.»
Dans Mémoire de fille, Annie Ernaux replonge dans l’été 1958, celui de sa première nuit avec un homme, à la colonie de S dans l’Orne. Nuit dont l’onde de choc s’est propagée violemment dans son corps et sur son existence durant deux années.
S’appuyant sur des images indélébiles de sa mémoire, des photos et des lettres écrites à ses amies, elle interroge cette fille qu’elle a été dans un va-et-vient implacable entre hier et aujourd’hui. »

La première phrase : « Il y a des êtres qui sont submergés par la réalité des autres, par leur façon de parler, de croiser les jambes, d’allumer une cigarette. »

Verdict : Dire que j’ai attendu tout ce temps pour découvrir Annie Ernaux ! J’ai choisi ce livre car ma libraire y avait déposé un post it intriguant « Ah Annie Ernaux , quelle perfection! ». Et elle avait raison ! Je suis déjà entrain de lire un autre roman d’Annie Ernaux : la femme gelée.

 

 

La vocation de Sophie Fontanel (éditions Robert Laffont)

Sophie Fontanel la vocation

La 4e de couv : « Les revues, je les laisse », elle annonce à l’employé de l’émigration. On dirait que c’est une décision qu’elle prend, et non qu’elle en est réduite à cette dernière extrémité. Elle ouvre un des Vogue, en arrache une page, et la glisse, pliée, sous sa manche.
Soudain, elle va vers un garçon splendide dont, dira-t-elle, elle a remarqué les babouches ouvragées, différentes. Une fois près de lui, elle voit qu’il a des cils d’ânesse. Elle ne s’est pas trompée. Elle dépose les cinq Vogue devant les babouches couleur mandarine : « Tiens, c’est pour toi. » Ma grand-mère, son coeur battant lui sort du buste. Sur ce quai de l’exode, du malheur et de l’expropriation, ce n’est pas rien de donner quelque chose à un ennemi qui vous a déjà pris l’essentiel. »
Traversant tout le XXe siècle, La Vocation raconte le destin d’une famille d’émigrants arméniens fascinée par l’élégance française. En 1923, Méliné a vingt-deux ans et fuit les persécutions subies par son peuple, une page de Vogue coincée dans sa manche. Elle rêve de mode. Quatre-vingts ans plus tard, sa petite-fille, Sophie, journaliste, est nommée au poste de directrice de la mode à Elle, accomplissant ainsi le destin familial.
Qui fut la plus heureuse des deux ? Méliné, qui cousait elle-même ses robes et admirait les belles dames depuis un banc, boulevard du Montparnasse, à Paris, dans les années 1930, ou Sophie, placée au premier rang des défilés de mode, avec un titre rutilant et du pouvoir ? Et ou est l’élégance tant rêvée, au bout du compte ?« 

La première phrase : « C’était une journée de fin d’été à Paris, avec la ville encore désertée »

Verdict : Captivant et édifiant : presque entièrement vraie, un peu inventée, cette histoire de la mode d’hier et d’aujourd’hui, nous interpelle : passion,  pouvoir argent et hautes sphères peuvent-ils faire bon ménage ? Dans la mode, rien n’est moins sûr!  La plume de Sophie Fontanel que je découvre ici pour la première fois dans un roman (je suis une fidèle lectrice de Elle depuis mes 14 ans) est drôle et alerte : on est tout de suite touchée par son « personnage ».

 

Manderley Forever de Tatiana de Rosnay (éditions le Livre de Poche)

tatiana de Rosnay Manderley Forever

La 4e de couv : « je l’ai décrite comme si je la filmais, caméra à l’épaule, afin que mes lecteurs comprennent d’emblée qui elle était. J’ai décrypté ses livres, sa voix, son regard, sa façon de marcher, son rire. J’ai écouté ses enfants, ses petits-enfants. Autour des maisons qu’elle aimait avec passion, j’ai dressé le portrait d’une écrivaine atypique et envoûtante, méprisée par les critiques parce qu’elle vendait des millions de livres. Son univers macabre et fascinant a engendré une oeuvre complexe, étonnament noire, à l’opposé de l’étiquette « eau de rose » qui lui fut su injustement attribuée. ce livre se lit comme un roman, mais je n’ai rien inventé. tout y est vrai. C’est le roman d’une vie. »

La première phrase : « En découvrant Rebecca à l’âge de onze ans, je ne me doutais pas de l’importance que ce roman allait prendre dans ma vie. »

Verdict : Je n’aime pas les biographies mais j’ai adoré cette biographie ! Peut-être parce que pour moi aussi Manderley, c’est forever ! Rebecca, le livre culte de Daphné du Maurier, adapté par Alfred Hitchcock est l’un des rares livres que j’ai relu à 15 ans et à 33 ans. Et voilà, que j’apprends dans cette biographie passionnante écrite par Tatiana du Rosnay (grande admiratrice de Daphné et ça se sent!) que la traduction française de l’époque avait été édulcorée. Je vais donc me racheter Rebecca en anglais bientôt car moi aussi « j’ai rêvé l’autre nuit que je retournais à Manderley ». Mais je m’égare en ramenant tout à Rebecca alors que je devrais parler de Daphné du Maurier car la vie de cette aristocrate anglaise,  gaie à la ville et sombre dans son écriture est aussi fascinante que ses romans (dont elle détestait qu’on les qualifie de) « gothiques ».

Published in GoodBooks GoodNews

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